Manque de désir, quelles sont les causes ?

Que ce soit chez l’homme ou la femme, la baisse ou le manque de désir sexuel peut résulter de plusieurs facteurs qui nécessitent divers types de traitement selon le cas. Quels sont-ils et comment en venir à bout ? Nous faisons un point sur la question.

Les probables causes du manque de libido

Quand la baisse de désir sexuel se fait sentir chez un couple, c’est le signe que quelque chose ne va pas. Souvent, consulter une sexologue ou un sexothérapeute permet d’en connaître les causes, surtout les causes de nature psychologique ou psychopathologique. Au cas où elles s’avèrent être d’origine purement médicale, ce spécialiste oriente tout de suite son patient vers un confrère plus approprié.

Les symptômes du manque de désir

Le premier signe de la baisse de libido est la diminution du nombre de rapports sexuels. En effet, si lors des premiers mois ou années de mariage, ceux-ci se font fréquents, de plusieurs fois par nuit à plusieurs fois par semaine, cette fréquence diminue au fur et à mesure. Cela se traduit progressivement par un manque d’élan et d’intérêt pour toute activité sexuelle ou de tout ce qui s’y rapporte comme les fantasmes, films, rêves, etc. Ce désintérêt peut apparaître chez l’un des partenaires seulement ou chez les deux à la fois. Une sérieuse remise en question du couple s’avère de ce fait nécessaire.

Les causes de la baisse du désir sexuel

Plusieurs facteurs peuvent participer au désintérêt de tout ce qui est relatif au sexe chez une personne. Ils peuvent être d’origine hormonale, psychique, relationnelle, culturelle ou encore extérieure…

Psychiques

On compte en premier lieu les causes psychiques comme les peurs, les phobies ou les aversions pour le sexe relatives à des blocages issus d’événements traumatisants. Certaines expériences comme le viol ou incestes peuvent en effet entraîner un dégoût du sexe chez la victime. Il en est de même pour les conflits conjugaux qu’elle a vécus au sein de son propre foyer ou de celui de ses parents, alors qu’elle était encore enfant.
Après un accouchement difficile, un avortement douloureux ou un deuil, une femme peut aussi n’éprouver aucun désir de renouer avec toute activité sexuelle. Chez l’homme, des problèmes d’érection ou d’impuissance sont aussi susceptibles de le désintéresser de toute envie de faire l’amour avec sa campagne. Il peut avoir peur de ne pas être à la hauteur et de ressentir une frustration qu’il préfère éviter.

Biologiques

La prise de certains médicaments comme les somnifères, antidépresseurs et antihypertenseur peuvent aussi réduire de plusieurs crans la libido chez un patient de sexe masculin ou féminin. Certains contraceptifs, neuroleptiques ou anxiolytiques provoquent les mêmes effets qui ôtent toute envie de faire l’amour chez celui ou celle qui en prend. La prise de pilule contraceptive tend effectivement à réduire le désir sexuel chez près de la moitié des femmes qui en prennent. Ce moyen de contraception diminue la quantité de testostérone qui circule dans leur sang.
Il en est de même chez ceux qui sont atteints d’insuffisance thyroïdienne, d’insuffisance surrénale, la ménopause, l’andropause pouvant supprimer tout désir sexuel chez la personne.
En effet, pendant la période de transition vers la ménopause, le niveau d’œstrogène dans le corps de la femme diminue sensiblement. Cela provoque une sécheresse vaginale qui rend souvent douloureuse et inconfortable toute relation sexuelle. Ce n’est donc pas étonnant qu’elle refuse les avances de son mari ou de son compagnon à cet âge. En dépit de cette quantité minime d’œstrogène produite, celles de l’androgène ou de la testostérone restent toutefois relativement importantes. Cette hormone peut même faire apparaître certains poils disgracieux sur le visage de la femme. Une telle quantité n’est cependant pas suffisante pour élever le désir sexuel de la femme ménopausée.
C’est à peu près la même chose pendant la grossesse et l’allaitement. En effet, les changements hormonaux aidant pendant la grossesse, de même pendant l’accouchement et l’allaitement, le corps de la femme n’est pas propice à tout échange amoureux. C’est sans compter sur la fatigue et le stress engendrés par la venue de bébé, des facteurs affectant sérieusement la libido de la nouvelle maman. La prolactine, l’hormone qui favorise et maintient la lactation chez la femme en est le principal responsable.
Chez les hommes, la diminution de la production de testostérone par les testicules engendre aussi les mêmes effets. En effet, elle maintient la libido chez l’homme, mais cette hormone assure aussi le maintien de sa densité osseuse, la distribution de ses graisses corporelles et de sa masse musculaire. Elle est aussi responsable de la production de globules rouges ainsi que de celle des spermatozoïdes et du désir sexuel. En diminuant de 1 % environ par an à partir de la trentaine, elle réduit progressivement dans la même proportion le désir de faire l’amour chez la gent masculine.

Des causes relationnelles dans le couple

L’apparition de problèmes relationnels dans le couple peut aussi venir à bout de la passion dévorante du début dans toute relation amoureuse. Il en est ainsi quand la routine s’installe à cause des préoccupations quotidiennes auxquelles est confronté le couple : les enfants, le travail, les tâches ménagères, etc. Cela se traduit par le manque d’entretien de l’apparence physique de part et d’autre des deux personnes, du manque d’érotisation de leurs moments à deux, pour finir par le désintérêt mutuel total. Même s’ils ont parfois des relations sexuelles, celles-ci deviennent douloureuses à cause du refus inconscient de l’acte lui-même. L’intervention d’un sexologue peut être nécessaire dans ce cas pour sauvegarder l’essence même du mariage ou de la relation amoureuse entre les deux personnes.

Des rapports sexuels monotones

D’autres facteurs peuvent entrer en jeu comme le manque d’imagination pour pimenter les relations sexuelles ou une demande trop excessive de la part de l’un ou de l’autre. En effet, si elle est perpétuellement bousculée dans son propre rythme, la femme peut ne plus suivre et finir par éprouver du dégoût envers les relations intimes. Des séances chez un sexothérapeute permettent de soulever ces problèmes si on n’arrive pas à les résoudre soi-même.